Le fleuve Fangu s’écoule sur une longueur de 24 kilomètres au cœur d’une vallée taillée dans la roche volcanique. Il prend naissance dans la chaine des plus hautes montagnes de l’île, au pied du sommet mythique du Capu Tafunatu culminant à 2 335 mètres. Ses eaux translucides contrastes avec la couleur rosée de la roche qui les contiennent.
Paisible et chaud en été, il devient tumultueux et torrentiel lorsque de gros orages s’abattent sur la région.
Au cours de sa traversée, le Fangu passe par une diversité de paysages. Dans sa zone de source, son cours est petit, son débit faible. Puis, son régime devient puissant dû à un fort dénivelé et à un lit étroit, il coule alors au milieu des forêts de pins laricci. Son lit s’élargit dans la zone intermédiaire, il s’apaise et divague au milieu du maquis méditerranéen et des forêts de chênes verts. En s’approchant de la mer, le fleuve disparait dans une plaine alluviale où il devient souterrain. A cinq kilomètres plus en aval il réapparait pour former le delta du Fangu, véritable joyau paysager et environnemental, avant de finir sa course dans la mer méditerranéenne.
Son bassin versant d’une superficie de 235 km² s’étage entre mer et montagne et est constitué de trois communes : Manso, Galeria et Calenzana. Le Fangu, à travers son périple, traverse deux de ces communes et longe plusieurs hameaux. La partie amont du bassin versant se trouve sur la commune de Manso qui donne le caractère montagnard au fleuve. La partie basse de la vallée se situe sur la commune de Galeria, où il va finir sa course au pied de la tour génoise qui surplombe son embouchure depuis plus de 400 ans. Dans sa course infinie vers la mer, il est rejoint par de nombreux affluents qui vont grossir son débit, atteignant un débit moyen d’environ 2m3/s.
Cette vallée si particulière de par ses caractéristiques paysagères et patrimoniales, font de ce fleuve un lieu magique empreint d’histoires et d’émotion.